Ukraine : Zelensky exige plus de pression sur Poutine après l'échec diplomatique

upday.com 5 godzin temu
Un employé de l'UE examine les dégâts dans les bureaux de la délégation européenne en Ukraine après l'attaque russe sur Kiev (Image symbolique) (Photo by SERGEI SUPINSKY/AFP via Getty Images) Getty Images

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réclamé jeudi un renforcement de la pression sur Vladimir Poutine, au lendemain de l'attaque meurtrière qui a frappé Kiev. Lors d'une visioconférence avec les dirigeants polonais, letton, estonien, lituanien et danois, il a dénoncé l'échec des négociations : "Poutine n'a pas fait ce qu'il a dit. Il est temps d'agir et d'envoyer un signal fort."

Les frappes russes ont coûté la vie à au moins 23 personnes, dont quatre enfants, et fait une cinquantaine de blessés selon les autorités de Kiev. Franceinfo rapporte que Zelensky a qualifié cette attaque de "massacre horrible et délibéré de civils", soulignant l'urgence d'une action internationale coordonnée.

Réactions internationales

Le président américain Donald Trump s'est dit "pas content" mais "pas surpris" par ces bombardements, selon sa porte-parole Karoline Leavitt. Son émissaire spécial Keith Kellogg avait dénoncé des "terribles attaques" menaçant "la paix que le président des États-Unis cherche à obtenir".

Washington a approuvé jeudi la vente à l'Ukraine de 3 350 missiles à longue portée pour un montant de 825 millions de dollars. Cette aide militaire vise à renforcer les capacités défensives de Kiev face à l'intensification des bombardements russes.

Les représentations de l'Union européenne et du Royaume-Uni ont été endommagées lors des frappes. L'UE et les autorités britanniques ont respectivement convoqué les ambassadeurs russes à Bruxelles et à Londres en conséquence.

Ampleur de l'offensive russe

Les forces russes ont déployé des moyens considérables pour cette attaque nocturne, utilisant 598 drones et 31 missiles selon l'armée de l'air ukrainienne. Cette escalade marque l'une des offensives les plus importantes depuis les bombardements de juillet qui avaient fait plus de 30 morts dans la capitale.

Dans un quartier de l'est de Kiev, les secouristes ont dégagé plusieurs corps d'un bâtiment résidentiel totalement détruit. "Si j'étais allé à l'abri une minute plus tard, je ne serais pas là aujourd'hui, j'aurais été enseveli", a témoigné Andriï, blessé à l'œil et dont l'appartement a été soufflé.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a souligné que la Russie "ne recule devant rien" pour "terroriser" l'Ukraine. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a dénoncé Poutine qui "tue des enfants et des civils et sabote les espoirs de paix".

Perspectives diplomatiques incertaines

Cette attaque survient malgré la rencontre entre Trump et Poutine le 15 août en Alaska, qui devait ouvrir la voie à des négociations de paix. Zelensky a appelé les partenaires du Kremlin, notamment la Chine et la Hongrie, à adopter une position ferme contre Moscou.

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a assuré que la Russie restait "intéressée" par des négociations mais poursuivrait ses bombardements tant que ses "objectifs" ne seraient pas atteints. Moscou réclame que l'Ukraine cède quatre régions partiellement occupées et renonce à intégrer l'OTAN, conditions jugées inacceptables par Kiev.

Les efforts diplomatiques semblent s'éloigner alors que des membres de l'équipe de Zelensky doivent rencontrer vendredi à New York des représentants du gouvernement américain. L'Ukraine cherche des garanties de sécurité occidentales avant toute négociation de paix.

Sources utilisées : "AFP", "Ouest-France", "Le Figaro", "Franceinfo", "BFMTV" Note : Cet article a été édité avec l'aide de l'Intelligence Artificielle.

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