La téléconsultation en France séduit avant tout les jeunes, les diplômés et les citadins. C'est ce que révèle une étude de la Drees publiée jeudi, qui montre aussi un rebond de 18,7% de cette pratique en 2024, après trois ans de déclin post-Covid. Seulement 15% de la population de 18 ans et plus y a recours.
Les disparités sont marquées. Les moins de 45 ans sont 23% à utiliser la téléconsultation, contre 6% des plus de 60 ans. Les diplômés de l'enseignement supérieur dépassent les 20%, tandis que les titulaires d'un CAP ou BEP ne sont que 10%. Les habitants des grandes agglomérations l'utilisent à 21%, contre 10% dans les zones rurales ou périurbaines.
Selon la Drees, «plus on est jeune, plus on est diplômé, et plus on vit dans une zone densément peuplée, plus on a recours à la téléconsultation». Les revenus jouent aussi: 19% des 20% les plus riches en profitent, contre 14% des 20% les plus pauvres.
Croissance des plateformes
La téléconsultation reste marginale avec seulement 2,3% des consultations de médecine générale. Mais elle connaît une forte progression: 13,9 millions de téléconsultations ont été réalisées en 2024. Les plateformes offrant des rendez-vous rapides avec des médecins inconnus représentent désormais 40% du total.
Perception ambivalente
Le public porte un regard paradoxal sur cette pratique. 82% des utilisateurs et 71% des non-utilisateurs y voient un moyen de lutter contre les déserts médicaux. Mais dans le męme temps, 69% des téléconsultants et 85% des non-utilisateurs estiment qu'elle «déshumanise la relation patient médecin».
Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).












