Pourquoi le racisme a été écarté au procès des policiers de Michel Zecler

upday.com 2 godzin temu
Trois policiers jugés à Paris pour l'agression de Michel Zecler en 2020 (Image symbolique - Générée par IA) AI Generated Stock Image

La cour criminelle départementale de Paris juge trois policiers du 9 au 19 novembre pour l'agression du producteur de musique noir Michel Zecler en 2020. Six ans après des violences qui avaient choqué jusqu'à l'Élysée, l'affaire arrive enfin devant la justice.

La justice poursuit les trois agents, âgés de 28, 37 et 49 ans, pour violences volontaires aggravées. Les charges incluent : incapacité totale de travail supérieure à 45 jours, abus d'autorité en tant qu'agents en fonction, action en réunion et usage d'arme. Ils répondront également de faux en écriture publique.

Les faits de novembre 2020

Les faits remontent au 21 novembre 2020. Les policiers ont interpellé Michel Zecler pour non-port du masque, en pleine période de Covid, et pour suspicion de consommation de cannabis. Ils l'ont ensuite frappé pendant quatre minutes dans son studio d'enregistrement.

Les juges qualifient les faits d'«avalanche de coups» qui «n'était pas nécessaire et s'inscrivait dans le cadre d'une action illégitime». Une caméra de surveillance a filmé l'agression et les images, révélées publiquement, sont devenues virales.

Le caractère raciste écarté

Les juges d'instruction ont écarté la circonstance aggravante de racisme, malgré la demande du ministère public. Michel Zecler accusait les policiers de propos racistes, notamment le terme «sale nègre» qu'il attribue au policier Aurélien L.

Les magistrats ont justifié leur décision : «Cette décision ne postule ni n'affirme que les déclarations de M. Zecler sur ce point seraient insincères. Elle se borne à constater que les éléments de preuve en ce sens ne sont pas à la hauteur des standards applicables à la matière pénale».

Me Caroline Toby, avocate de Michel Zecler, avait exprimé en juin ses regrets que «la circonstance aggravante (de racisme) n'ait pas été retenue (...), et ce malgré les éléments réunis ainsi que les témoignages qui les ont confirmés». Elle avait souligné que son client souhaitait «rien de moins que la tenue de ce procès, pour enfin mettre cette longue épreuve derrière lui».

Appel à la discipline

Claire Hédon, Défenseure des droits, avait réclamé en novembre dernier que les policiers impliqués passent devant un conseil de discipline pour manquements déontologiques graves, notamment pour propos racistes. Elle avait qualifié les faits d'«extręme gravité, à la fois pour la victime mais également pour l'image de la police et la confiance qu'elle doit inspirer aux citoyens».

Un tribunal correctionnel jugera séparément un quatrième policier, âgé de 40 ans, pour des violences avec arme - une grenade lacrymogène lancée contre Michel Zecler et plusieurs jeunes hommes.

Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'intelligence artificielle (IA).

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