La cour d'assises de Vendée a entendu jeudi la réquisition du ministère public contre Emmanuel Abayisenga : la perpétuité avec une période de sûreté de 22 ans pour l'assassinat du père Olivier Maire en 2021. Le verdict est attendu dans l'après-midi, marquant l'épilogue d'un procès de quatre jours.
On a découvert le corps du prętre de 61 ans le 9 août 2021, après qu'Emmanuel Abayisenga, alors âgé de 45 ans, s'était présenté à la gendarmerie en début de matinée. L'homme d'origine rwandaise avait tué Olivier Maire la veille au soir, lui portant de violents coups à la tęte. La congrégation des missionnaires montfortains de Saint-Laurent-sur-Sèvre hébergeait l'accusé sous contrôle judiciaire.
Des déclarations accusatrices
L'avocate générale a dressé un portrait sans appel de l'accusé dans son réquisitoire. « Depuis son arrivée en France, Emmanuel Abayisenga n'a cessé de mentir », a-t-elle affirmé, qualifiant sa véritable personnalité de « criminel sans foi ni loi ». Elle s'est déclarée « convaincue » que son discernement n'était « pas altéré » au moment des faits, contredisant l'avis d'un psychiatre.
Le ministère public a également réclamé une interdiction définitive du territoire français à l'encontre de l'accusé.
La famille dénonce des explications inacceptables
Me Céline Party, avocate des frères d'Olivier Maire, a jugé les explications de l'accusé « inentendables » et « injurieuses ». « La réalité est beaucoup plus violente, beaucoup plus brutale », a-t-elle souligné lors de sa plaidoirie, s'appuyant sur les conclusions du médecin légiste.
Durant l'enquęte, Emmanuel Abayisenga avait tenu des propos confus, affirmant notamment que le père Olivier Maire voulait le « castrer » pour résoudre ses troubles urinaires, et qu'il avait frappé le prętre après avoir été poussé dans des escaliers.
Un parcours marqué par la violence
L'homme était arrivé en France en 2012 et avait vu ses demandes d'asile rejetées à plusieurs reprises. La justice l'avait condamné à quatre ans de prison pour l'incendie de la cathédrale de Nantes, crime commis avant l'assassinat du prętre.
Emmanuel Abayisenga est resté muet et immobile tout au long des quatre jours de procès.
Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).













