200 malades et blessés de Gaza attendent de traverser Rafah - sous conditions strictes

upday.com 2 godzin temu
Ambulances attendent au poste-frontière de Rafah pour l'évacuation de malades palestiniens (Image symbolique) (Photo by Ali Moustafa/Getty Images) Getty Images

Israël autorise à partir de lundi la traversée de Palestiniens de Gaza par le point de passage de Rafah, fermé depuis mai 2024. Cette réouverture partielle, sous conditions strictes, s'inscrit dans un plan du président américain Donald Trump visant à mettre fin à la guerre entre Israël et le Hamas.

Le point de passage de Rafah, seul accès entre Gaza et le monde extérieur, avait été fermé en mai 2024. Israël avait conditionné sa réouverture à la restitution des restes de Ran Gvili, dernier otage retenu à Gaza. Les autorités israéliennes ont annoncé que « les préparatifs achevés » permettaient désormais le passage, mais uniquement avec « une autorisation sécuritaire préalable ».

Environ 200 malades et blessés attendent de pouvoir traverser pour recevoir des soins à l'étranger. Zakaria, un homme de 39 ans blessé lors d'un bombardement en décembre 2024, a déclaré à l'AFP : « Plus j'attends, plus mon état empire et je crains que les médecins ne doivent m'amputer des deux jambes. » Il a précisé : « Je suis alité, je n'ai pas de fauteuil roulant et j'attends toujours l'autorisation de voyager pour me faire soigner. J'ai préparé mes papiers et rangé mes affaires dans un petit sac pour ętre pręt à partir. »

Conditions strictes et réactions divisées

Les Palestiniens retournant à Gaza ne pourront emporter qu'un bagage limité, sans objets métalliques ou électroniques, et avec des quantités restreintes de médicaments. Le passage se situe dans un secteur occupé par l'armée israélienne, en dessous de la « Ligne jaune » marquant le retrait israélien d'environ la moitié de la bande de Gaza.

Hazem Qassem, porte-parole du Hamas à Gaza, a averti que « toute obstruction ou condition préalable qu'Israël impose » constituerait « une violation de l'accord de cessez-le-feu ».

Amine Al-Hilou, 53 ans, habitant du camp d'Al-Chati, salue cette avancée tout en restant exigeant : « Cette ouverture partielle entrouvre une petite porte d'espoir pour les malades et les étudiants. » Il réclame toutefois une ouverture « sans restrictions ».

Vers une nouvelle administration de Gaza

La réouverture doit permettre l'entrée de 15 membres du Comité national pour l'administration de Gaza, qui géreront le territoire durant une période transitoire sous le Conseil de paix présidé par Donald Trump. Environ 40 responsables de l'Autorité palestinienne attendent également l'autorisation israélienne depuis l'Égypte.

Nickolay Mladenov, diplomate bulgare représentant sur le terrain le Conseil de paix, a appelé dimanche les deux parties « à la retenue ». Il s'est dit « profondément inquiet » suite à des frappes israéliennes et des informations faisant état de combattants palestiniens dans un tunnel à Rafah.

Une mission européenne supervisera le passage en coordination avec l'Égypte.

Gaza a été ravagé par deux ans de guerre déclenchée par l'attaque du Hamas le 7 octobre 2023. Dimanche, des camions-citernes et des ambulances ont traversé le côté égyptien de la frontière mais n'ont pas encore pénétré dans Gaza.

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

Idź do oryginalnego materiału