Le géant pharmaceutique français Sanofi a annoncé jeudi le départ de son directeur général Paul Hudson. Le conseil d'administration a décidé de ne pas renouveler son mandat, mettant fin à son leadership le 17 février après plus de cinq ans à la tęte du groupe. Cette décision intervient dans un contexte de difficultés en recherche et développement et d'une action en baisse de 13% depuis le début de l'année 2025.
Belén Garijo, actuellement à la tęte du groupe pharmaceutique allemand Merck KGaA, a été nommée pour lui succéder. La médecin de nationalité espagnole prendra ses fonctions le 29 avril, après l'assemblée générale du groupe. Entre-temps, Olivier Charmeil, vice-président exécutif Médecine Générale et membre du comité exécutif depuis 2011, assurera la direction par intérim.
Priorités de la nouvelle direction
Sanofi a défini les missions de Garijo : «de renforcer la productivité, la gouvernance et la capacité d'innovation de la Recherche & Développement» ainsi que «la préparation de l'avenir du groupe». Ces priorités reflètent les défis majeurs auxquels le laboratoire fait face.
Le groupe a récemment essuyé plusieurs revers. L'agence américaine du médicament a refusé fin décembre d'approuver un traitement pour une forme moins fréquente de sclérose en plaques. En septembre, l'action avait chuté après des résultats décevants d'une étude clinique sur l'amlitelimab contre la dermatite atopique. Un autre échec était survenu en mai concernant un traitement potentiel de la bronchite du fumeur.
Réactions contrastées
Des analystes de Jefferies ont noté dans une étude que «un éventuel changement de direction chez Sanofi faisait l'objet de discussions depuis un certain temps, la stratégie de R&D du groupe ayant rencontré des difficultés».
Jean-Louis Peyren, secrétaire fédéral de la Fnic-CGT en charge de l'industrie pharmaceutique, s'est montré critique envers Hudson. Le dirigeant britannique, issu du marketing, «a été un sacré vendeur de ręves», a-t-il déclaré. Le syndicaliste a exprimé son espoir concernant la nouvelle direction : «Au lieu d'avoir un financier et une personne qui fait plus du marketing qu'autre chose, on peut espérer que si c'est un médecin, on sera quand męme plus orienté vers les besoins thérapeutiques que vers la finance».
Enjeux stratégiques
Sous la direction de Hudson, Sanofi avait renforcé ses investissements en R&D à partir de 2023 en se concentrant sur l'immunologie. Le groupe a également vendu l'an dernier une participation majoritaire dans sa filiale Opella, qui fabrique le Doliprane, à un fonds d'investissement américain pour 10,7 milliards d'euros.
L'urgence demeure : Sanofi doit développer de nouveaux médicaments pour prendre le relais de son produit phare, le Dupixent, dont les ventes ont dépassé 15 milliards l'an dernier mais dont le brevet expirera dans cinq ans au plus tôt.
Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).














