Un groupe de parlementaires américains a lancé jeudi une alerte contre l'autorisation accordée à Nvidia de vendre des puces avancées en Chine. Ils accusent l'entreprise californienne d'avoir renforcé les capacités militaires chinoises en fournissant un soutien technique à la start-up d'intelligence artificielle DeepSeek, désormais utilisée par l'Armée populaire de libération (APL).
La Commission spéciale sur la Chine, un comité bipartisan de 23 membres, a adressé mercredi une lettre au secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick. Le document affirme que «les documents fournis à la commission révèlent que Nvidia a fourni un soutien technique important qui a permis à DeepSeek, désormais intégré aux systèmes de l'Armée populaire de libération (APL) et présentant un risque avéré pour la cybersécurité, d'atteindre des capacités d'IA de pointe».
La commission a dénoncé cette situation sur le réseau social X : «Lorsque la technologie de Nvidia finit par alimenter l'armée chinoise, ce n'est pas de l'innovation; c'est un échec en matière de sécurité». Elle a précisé que «les produits Nvidia ont été utilisés par DeepSeek et ont fini par soutenir un modèle d'IA utilisé par l'APL».
Nvidia rejette les accusations
Un porte-parole de Nvidia a réagi en affirmant que la Chine «dispose de suffisamment de puces nationales pour toutes ses applications militaires, avec des millions en réserve (...) il est absurde pour l'armée chinoise de dépendre de la technologie américaine». Le représentant a ajouté que ces critiques «servent involontairement les intéręts de concurrents étrangers».
Les parlementaires reprochent à Nvidia d'avoir traité DeepSeek «comme un partenaire commercial légitime méritant un support technique standard». Ils réclament des mesures «pour empęcher les utilisateurs finaux interdits d'obtenir le type d'accès dont bénéficie l'APL grâce à DeepSeek».
Préoccupations de cybersécurité
La lettre révèle que DeepSeek achemine des données américaines vers le gouvernement chinois «via une infrastructure liée à une entreprise militaire chinoise désignée par les Etats-Unis». Cette start-up a développé l'année dernière un modèle d'IA générative à faible coût, comparable aux outils américains, remettant en question l'hégémonie des États-Unis dans ce secteur.
L'affaire illustre la lutte géopolitique entre Washington et Pékin autour de l'intelligence artificielle. Nvidia est devenue l'entreprise la plus valorisée au monde grâce à la forte demande pour ses puces destinées à l'IA.
Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).












