3 ans de prison requis contre l'agresseur antisémite du rabbin de Neuilly

upday.com 2 godzin temu
Le ministère public requiert trois ans de prison pour l'agression antisémite d'un rabbin (Image symbolique - Générée par IA) AI Generated Stock Image

Le ministère public a requis jeudi trois ans de prison et une interdiction définitive du territoire français contre Muath J., un Palestinien de 28 ans jugé pour l'agression antisémite du rabbin Elie Lemmel à Neuilly-sur-Seine. L'accusé a été jugé en son absence au tribunal correctionnel de Nanterre, ayant refusé de quitter sa cellule de la maison d'arręt.

L'agression s'est déroulée le 6 juin 2025 sur la terrasse d'un café de Neuilly-sur-Seine, dans la région parisienne. Muath J. a frappé le rabbin de 64 ans avec une chaise, lui causant quatre jours d'incapacité de travail. Le procureur a qualifié les faits d'«extręmement graves et spécialement inadmissibles». «Il s'agit d'une agression antisémite», a-t-il déclaré à la barre.

Le ministère public a justifié la sévérité des réquisitions par la nature męme de l'acte. «La peine a une fonction rétributive, dissuasive et punitive. En ce qui concerne les faits qui ont été commis, notre société ne peut tolérer que l'on agresse des gens parce qu'ils sont Juifs, parce qu'ils ont une couleur de peau, parce qu'ils ont un habillement», a affirmé le procureur.

Expertises psychiatriques contradictoires

Le dossier se complique par deux évaluations psychiatriques aux conclusions opposées. La première expertise, réalisée en début d'enquęte pendant la garde à vue, a conclu à l'irresponsabilité pénale de l'accusé en raison d'«une maladie hallucinatoire» qui abolissait son discernement. Muath J. a affirmé durant l'enquęte avoir entendu des «voix» et a nié toute préméditation.

La seconde expertise, jugée par le procureur comme «expose beaucoup plus en détail», écarte l'abolition ou l'altération du discernement, tout en n'excluant pas un trouble psychique. Le président de la cour a évoqué une «contradiction frontale» entre les deux rapports. L'examen le plus récent n'a relevé aucun symptôme typique d'«hallucination visuelle ou auditive» chez l'accusé.

L'avocat de Muath J., François Mevel, a plaidé pour que le tribunal ne fasse pas abstraction de la première expertise. «La place de (mon client) est dans un hôpital psychiatrique», a-t-il soutenu lors de sa plaidoirie.

Antécédents en Allemagne

Le président du tribunal a rappelé qu'avant l'agression de Neuilly-sur-Seine, Muath J. avait déjà frappé avec une chaise le gérant d'un restaurant en Allemagne quelques jours plus tôt. Aucune décision judiciaire allemande n'existe concernant cet incident et les motivations de cette première agression restent inconnues.

Le rabbin Elie Lemmel avait par ailleurs été victime d'une autre agression quelques jours auparavant à Deauville, dans le Calvados, perpétrée par un homme différent.

Le témoignage de la victime

À la barre du tribunal, le rabbin Lemmel a raconté le déroulement des faits. «J'ai réalisé que je venais de vivre une agression au moment où j'ai entendu une personne crier +arrętez-le!+», a-t-il témoigné. La victime a insisté sur la portée du procès au-delà de son cas personnel. «Ce qui est important dans ce procès, c'est qu'il y ait une dimension pédagogique», a-t-il déclaré.

Le jugement sera rendu ultérieurement.

Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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